Après avoir réalisé des joints de carrelage extérieur, je prévois au minimum une journée sans pluie lorsque la fiche du produit l’autorise. En pratique, 24 à 48 heures de temps sec donnent une marge beaucoup plus confortable, surtout par temps frais ou humide. Une pluie trop précoce peut délaver, creuser ou marquer un mortier encore en prise.
Résumé de l’article :
- 24 h sans pluie constitue un repère courant, mais pas une règle universelle.
- Par temps frais ou humide, je préfère prévoir jusqu’à 48 h de protection.
- Une averse précoce peut creuser, décolorer ou fragiliser les joints.
- Après une pluie, il faut contrôler la dureté avant de décider de refaire les joints.
- La pente, l’évacuation de l’eau et le choix du mortier comptent autant que le séchage.
Sommaire de l'article
ToggleCombien de temps faut-il protéger un joint extérieur de la pluie ?
Je retiens généralement 24 heures comme premier repère, à condition que la fiche technique du mortier le permette. Certains produits prévoient effectivement ce délai avant exposition à la pluie, tandis que d’autres nécessitent davantage de temps selon leur formulation.
Les mortiers rapides peuvent avoir des temps très différents. Certains permettent par exemple une circulation légère après quelques heures, tout en demandant environ 24 heures avant une remise en service complète. Il ne faut donc pas confondre vitesse de prise, possibilité de marcher sur la terrasse et résistance à une pluie prolongée.
Le meilleur délai avant pluie est celui indiqué par la fiche technique du mortier, pas un chiffre universel valable pour tous les joints.
| Situation | Délai prudent à retenir | Ce que je fais |
| Délai pluie indiqué par le fabricant | Selon la fiche technique | Je respecte cette valeur |
| Temps doux et sec | Environ 24 h minimum selon produit | Je garde une protection disponible |
| Temps frais ou humide | Jusqu’à 48 h ou davantage | Je prolonge la protection |
| Pluie annoncée rapidement | Je reporte le jointoiement | Je ne prends pas le risque |
Ces durées restent des repères de chantier. Une température basse, une forte humidité de l’air ou un support humide peuvent ralentir la prise. À l’inverse, un produit formulé pour une prise rapide peut atteindre plus vite ses performances prévues.
Je préfère donc regarder la météo sur les 24 à 48 heures suivant les travaux, et pas uniquement pendant le jointoiement. Une terrasse terminée sous le soleil peut encore être vulnérable si un orage important est prévu quelques heures plus tard.
Que risque un joint de carrelage si la pluie arrive trop tôt ?
Une pluie importante sur un mortier encore frais peut apporter trop d’eau pendant sa prise. Elle peut alors provoquer un délavage de la surface, creuser certaines zones ou modifier la couleur du joint.
Cela ne signifie pas qu’une petite bruine condamne forcément toute la terrasse. Tout dépend du moment où la pluie arrive, de son intensité et de l’état d’avancement du durcissement. Une averse violente deux heures après la pose est bien plus préoccupante qu’une pluie légère sur un joint déjà ferme le lendemain.
Un joint qui paraît sec en surface peut encore être vulnérable à une forte pluie pendant sa phase de durcissement.
Après une averse, je commence donc par observer l’état réel des joints :
- surface creusée ou devenue irrégulière ;
- grains de mortier qui se détachent au frottement ;
- différences importantes de couleur ;
- joint encore tendre ou poudreux ;
- zones visiblement lavées entre les carreaux.
Si le mortier est ferme, homogène et ne s’effrite pas, je le laisse généralement poursuivre son durcissement avant de tirer des conclusions. Une différence de teinte légère peut parfois s’atténuer une fois le séchage terminé.
En revanche, si certaines parties restent molles, friables ou fortement creusées, je déconseille de simplement appliquer une fine couche de mortier par-dessus. Cette réparation superficielle risque de mal tenir. Il vaut mieux retirer suffisamment de matière dégradée avant de refaire localement le joint avec une profondeur correcte.
Comment protéger une terrasse fraîchement jointoyée si de la pluie est annoncée ?
La meilleure solution reste de ne pas réaliser les joints si une période pluvieuse est annoncée juste après le chantier. Je regarde donc la météo du jour, mais aussi celle des 24 à 48 heures suivantes selon le délai indiqué par le mortier utilisé.
La température compte également. Selon les produits, les plages d’application se situent souvent autour de +5 °C à +30 ou +35 °C. Un support détrempé, une pluie pendant l’application ou une forte humidité peuvent ralentir la prise et rendre le résultat plus aléatoire.
Avant de commencer, je vérifie toujours quelques points simples :
- la terrasse est suffisamment sèche ;
- aucune pluie n’est prévue pendant le délai indiqué par le fabricant ;
- la température reste compatible avec le mortier ;
- la quantité d’eau de gâchage est respectée ;
- une bâche est disponible si la météo évolue.
La meilleure protection contre la pluie reste de choisir une vraie fenêtre météo adaptée au délai indiqué par le fabricant.
Comment réaliser les joints d’un carrelage extérieur ?
Avant de se lancer, il peut être utile de visualiser les bons gestes pour appliquer, répartir et nettoyer correctement le mortier. Cette vidéo montre étape par étape comment jointer du carrelage extérieur sur une terrasse.
Si je dois malgré tout protéger la terrasse, je ne pose pas la bâche directement sur les joints frais. Je la maintiens au-dessus du carrelage à l’aide de supports, avec une légère pente pour évacuer l’eau et suffisamment d’espace pour laisser circuler l’air.
Une bâche plaquée contre le sol peut retenir l’humidité, créer de la condensation et ralentir le séchage. L’objectif est donc de protéger de la pluie sans enfermer complètement la terrasse.
💡 Conseil de pro : si la météo hésite entre temps sec et averses le lendemain, je reporte le jointoiement. Une journée de décalage reste beaucoup plus simple à gérer qu’un rejointoiement complet de la terrasse.
Pour des joints durables, la pluie n’est pas le seul point à surveiller
Un joint extérieur doit avant tout être adapté à cet usage. Certains mortiers offrent une meilleure résistance à l’abrasion et une absorption d’eau réduite, ce qui les rend plus adaptés aux terrasses exposées aux intempéries.
Cela ne signifie toutefois pas que le joint assure à lui seul l’étanchéité de l’ouvrage. Un bon joint ne peut pas compenser une terrasse où l’eau stagne ou s’infiltre durablement sous le carrelage.
L’évacuation de l’eau reste donc essentielle. Pour une terrasse carrelée, une pente d’environ 1,5 cm par mètre constitue un repère courant permettant de favoriser le ruissellement et d’éviter les zones où l’eau reste en permanence après une averse.
Lorsque l’eau s’évacue mal ou que la configuration du terrain complique la création d’une pente suffisante, il faut aussi réfléchir au drainage. Pour approfondir ce point, nous avons consacré un article complet à la Pose caniveau sans pente : solutions fiables, limites et erreurs à éviter.
Il faut également conserver les joints périphériques et les éventuels joints de fractionnement prévus sur la terrasse. Ils n’ont pas le même rôle que les joints entre les carreaux et permettent notamment d’accompagner certains mouvements du support et du revêtement.
Enfin, je n’applique pas automatiquement un hydrofuge quelques jours après le chantier. Certains mortiers sont déjà formulés pour réduire l’absorption d’eau. Je vérifie donc d’abord leur fiche technique et les préconisations du fabricant avant d’ajouter un traitement supplémentaire.
Avec un mortier adapté, une pente correcte et une bonne évacuation de l’eau, les joints résisteront beaucoup mieux aux pluies répétées qu’avec une simple protection superficielle appliquée après la pose.

Passionné par la rénovation et les solutions durables 🛠️, je partage ici des conseils pratiques pour vous aider à mieux comprendre, entretenir et améliorer votre habitat.Chaque article est rédigé avec soin, dans un esprit de clarté et de fiabilité, pour rendre les travaux accessibles à tous — du bricoleur débutant à l’expert confirmé.









